L’ami de la lune

l'ami de la lune

Il y a dans ma vie, un très grand ami, c’est assez précis et au fond pas tant que ça. Qui es tu pour moi, toi qui est entré par là, je ne sais ni bien comment ni vraiment le pourquoi. Comme une absence de virgule, je suis sans recul quand il s’agit de toi.

Cinq ans de brumes, à bien peu se comprendre, et à rester souvent là, parfois un peu pantois, pantins au coeur du monde, juste toi et moi. On a passé l’hiver, sans en avoir l’air, ça n’était pas pour moi, ça ne semblait pas pour toi, mais ça s’accrochait là, comme le lierre comme un lièvre, qui ne s’échappait pas. Les atomes ont des croches, que les yeux n’entendent pas.

Ça m’a paru plus fou, presque une lutte entre nous, une absence de loi, juste entre toi et moi. Une histoire de foi, il fallait que ce soit. Ça n’était pas normal, scénario bien banal, qui dit « ça ne peut pas ». Quelque chose d’astral, un hasard abyssal, qui dit bien ce qui doit. Ce qui sans ça n’est pas, la souffrance et les anges, le plaisir et la peur, qui montent. Des questions qui raisonnent, des envies qui s’assomment, les oxymores qui dansent, comme une ronde autour de soi. L’escalier sur les toits, qui veut et qui va. Les atomes ont des croches, que les mains ne voient pas.

Comme une histoire de lune, qui ne s’arrête pas là, qui dit beaucoup de moi, et de toi je ne sais pas. Les mots s’en vont aux confins, les sens vibrent aux embruns aux chagrins aux parfums aux roulis aux brumes aux plumes aux envies aux rancunes aux balançoires au ciel au miel emportés par la houle le bleu du ciel et les moments de soleil. La vie des arcs en ciel. Et de loin en loin souvent flou souvent doux, ce qui fut coup pour coup, comme une fumée blanche, qui aujourd’hui s’estompe. L’avant tout ça qui date, sans que très bien l’on sache, d’où ça vient d’où ça tient. Les atomes ont des croches dont seule la lune revient.

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