Petite, je me disais que 10 ans était l’âge idéal et qu’ensuite la vie serait sûrement moins drôle. En plein spectacle de danse quand j’avais 7 ans, je me suis endormie sur la scène de l’opéra. Je dors mieux quand je ne suis pas chez moi. Mes amis ne se connaissent pas entre eux. J’écris mieux si le carnet est bleu. Je suis heureuse quand je ne prévois rien. Longtemps j’ai cru que les Schtroumpfs vivaient vraiment dans la forêt. Je joue de la flute traversière parce que je trouve l’instrument joli mais au fond je ne suis pas sûre d’aimer ça. Nager m’aide à ranger mes idées. J’ai un pendule qui tourne et un chat noir qui roucoule.
Saint Cyr sur Mer is my forever young

Je suis rentrée avec des poux, une piqûre chelou d’insecte au genou. Je relisais chaque jour les lettres de ma maman, parce que trois semaines, c’est beaucoup trop long quand on a 7 ans. J’avais perdu mon argent de poche, donc pas de glaces à la paillote.
La directrice a retourné mon lit parce que je ne savais pas le faire « correctement ».
J’ai dit non au catéchisme obligatoire — et pour ça, j’ai été enfermée, seule, dans le dortoir.
Et pourtant.
Je me rappelle la chasse au dahu dans les collines. Les « grandes » qui m’offraient des chapeaux de fées à rubans et m’invitaient à leurs fêtes secrètes dans le dortoir. D’Aline Wagner, rencontrée sur le parking du Palais des sports, au départ des bus. Qui m’a écrit longtemps, en signant pour toujours « Aline, ta copine de colo ».
Être la chouchoute de la mono. Et du kaïd de la promo.
Les veillées du soir, les marches jusqu’à la plage, les karaokés — même si je ne crois pas qu’en 1981 on disait karaoké.
Et cette chanson, particulièrement :
Il met de la magie, mine de rien, dans tout ce qu’il fait
Il a le sourire facile, même pour les imbéciles
Il s’amuse bien, il n’tombe jamais dans les pièges
Il s’laisse pas étourdir par les néons des manèges
Il vit sa vie sans s’occuper des grimaces
Que font autour de lui les poissons dans la nasse
Il est libre Max, il est libre Max
Y’en a même qui disent qu’ils l’ont vu voler
À nos choix d’enfants, à 7 ans, qui en disent déjà long sur qui on sera à 50 ans.
À ce qui fait qu’on se reconnaît, qu’on se choisit.
À cette part de nous qui reste libre, comme Max.
Une chanson d’été. Un bruit de fond.
André is the new black

Mon oncle. André. On ne se connait pas. Lui doit se souvenir de moi petite.
Moi, je me souviens qu’on s’est retrouvés quand j’avais 16 ans. Mon oncle André, ma tante et ma cousine sont revenus habiter à Metz. J’étais au lycée. Avant, ils étaient à Thionville. 30 km de Metz. Trop loin, surement.
Ils sont arrivés rue Bamberger. Le soir, on allait avec mes parents à la Jeanne. Les terrasses de Metz. On rentrait à pied, tard. C’était déjà ça, ce que je ferai un peu plus tard de mes soirées d’étudiante. Le goût du déjà, avant le déjà-vu.
Ils diront plus tard que leurs 40 ans étaient les meilleurs moments.
J’avais 18 ans. André est venu me voir dans mon appartement. Peut être la seule fois qu’on s’est parlé tous les deux. De mon père. De cette enfance de cousins que je vis en noir et blanc. Le sage et le rebelle. La vie en noir et blanc.
Un peu plus tard, j’ai su qu’il « retrouvait des choses de Sophie en lui ». J’ouvrais le livre, il en avait déjà vu d’autres.
Ça ne s’est jamais reproduit. Mais c’est resté. De loin en loin. Sans plus jamais se parler. Des bruits de fond.
À ce quelque chose de moins lisse qu’on aurait en partage.
À ce soir de mes 3 ans, où je tenais tête à mamy Jeanne. La voix d’André : « en voilà une qui ne sera pas comme les autres ».
Deux routes s’ouvraient à moi, et j’ai choisi celle on n’allait pas.
Les soirs à la Jeanne le monde aura toujours 16 ans.
Une pépite

Quelque part en 2017 chez Webedia
De : Simon L.
A : Team SF (Sophie Fenot pour les intimes)
« Une pépite »
Marie-Astrid De La Messuzière
« Quand on pense que pour le même prix, on a failli recruter Amandine »
Simon Loubris
Vous l’aurez compris, Guillaume Robert est LE succès critique de cette fin d’année chez tous les dénicheurs de talents en conseil digital.
Selon nos informations, il devrait rejoindre très rapidement le casting de rêve de la saison 3 de « La BU SF a du talent », aux côtés de Selim « Z » comme Zarouri et Annaick « je viens du sud et ça s’entend » Fontvielle, jeunes espoirs fraîchement débarqués dans la franchise aux côtés de premiers rôles confirmés comme Cécile « JR » Lorber & Mika aka « La Toutougne », qui ont fait les beaux jours de la saison 2.
Pour conclure :
1. Je suis fatigué, j’ai besoin de me détendre un peu.
2. Marie-Astrid fait partir le mail de demande de recrutement demain matin à Sophie et on le clocke fissa avant qu’il nous échappe (on lui confirme notre intérêt vendredi quoi).
Par contre, on s’est dit que si on le mettait sur SAF & Réseau, c’était quand même prendre un gros risque de le voir partir avant la fin de sa période d’essai, car il a quand même une forte culture agence (#F&F), assez éloignée de l’univers feutré de la Direction Finance Achats et du glamour des réseaux féminins d’entreprise.
Sur ce, je vous souhaite une excellente soirée.
Vive le cinéma.
Simon
Voilà pourquoi ma team chez Webedia, c’est ce que j’aime chez toi.
Je ne sais pas pourquoi… je ne retrouve pas la photo de cette soirée de nous avec des perruques roses.
De l’eau, des fruits, du fun ? Hoopa !
A Simon L, Cecile L, Marie-Astrid de L.M, Mickael N, Laurent N.
3, rue des roses

On a déménagé au bout de 16 ans du 97 rue de Reims. Une révolution.
Au 3 rue des Roses, j’ai adoré cet appartement de mes 16 ans.
C’était de fait un très bel appartement. On y est resté 3 ans, mais l’époque 3 ans, ça durait longtemps.
Nos propriétaires, c’était Roger et Nella Wilhelm, ils habitaient 2 étages en dessous.
Nella. Je la revois expliquer comment avec sa fille, elles se maquillaient dans le cellier, pour nous donner conseil : on y voyait mieux. Nos 2 appartements, étaient configurés de la même façon.
Leurs enfants étaient brillants, ils allaient au même lycée que moi.
Les parents étaient chics, un peu anglais, surtout lui, surtout Roger. Elle était plus italienne, brune, petite et flamboyante. Et je les aimais bien.
Nella. Celle qui la première, la seule peut être a osé me dire qu’il faudrait aller à Paris.
J’avais dit non, elle avait souri.
J’avais dit non, elle avait dit si.
La vie aura dit oui. Et je m’en souviendrai. Aussi.
Quand je descendais à pieds dans les escaliers, je l’entends au travers de la porte chanter Maldon, Ka Ya se misé bobo. Maldon.
Je les revois cette dernière fois, on ne sait jamais quand c’est la dernière fois. Au parc du Baron de Courcelles, à 2 pas de la maison.
On n’habitait déjà plus là, elle était déjà malade.
Je ne sais pas pourquoi j’ai cherché.
Ils sont morts à un mois et demi d’intervalle. décembre 2019. janvier 2020. Ils n’ont rien su du covid.
Et surtout Nelly Wilhelm, cette lycéenne qui été interpellée par le mégaphone, quand j’étais en cours de grec ce midi là, au lycée au lycée Fabert. Celle chez qui j’ai sonné pour mon premier commentaire de texte en seconde. Celle qui n’a plus ni son papa ni sa maman.
Il y avait dans cette maison, d’autres voisins, avec un fils en prépa HEC qui fumait tout ce qu’il pouvait dans son réduit d’étudiant à notre étage, et son petit frère trisomique. Les Chavanier, il était colonel.
Quand on avait piqué une bouteille de vin dans la cave, avec ma copine Virginie l’année où mes parents étaient partis dans le Nord, il s’en était soucié.
Cette cave, cette entrée avec l’inscription Gruss Gott, ces boites aux lettres en bois. Les bulletins du lycée qui arrivaient dans cette boite aux lettres et je courais pour voir s’il était noté que j’avais été absente. Ces gens qui m’ont vue à 17 ans bronzer en plein soleil de midi en maillot de bain dans le jardin.
Des vies.
Shalimar de mes 15 ans

Michèle Julienne, le souffre de mes 15 ans, l’amie de maman qui déjeunait avec nous tous les midis.
Elle était blonde, solaire, elle achetait ses vêtements chers et elle allait chez le coiffeur de Metz qui savait rendre ses boucles d’or.
Son amant, Fernand. On discutait des heures de ce que signifiait le collier avec le pendentif en rond qu’il lui avait offert.
J’avais 15 ans et je répondis l’éternité. Elle a quitté son mari, et ça n’a rien donné.
Elle était torturée et Shalimar sentait l’encens sur elle. Elle avait osé, au fond ça sentait le souffre mais ça sentait étrangement bon.
Ma mère est partie dans le Nord, elle n’a pas voulu vraiment qu’on se revoit. Elle ne voulait être responsable de rien. C’était Michèle. Elle était là et puis plus là, comme je peux l’être parfois.
Elle a compté pourtant, elle a ouvert le champ, j’ai su très tôt très jeune que Shalimar n’était pas qu’un parfum. Plus sulfureux qu’heureux. Plus papillon que constant, mais qu’elle était belle, et que peut être ça en valait la peine.
Que prendre des risques valait la peine, que rêver valait la peine. Qu’on n’aurait qu’une vie. A nous de la rendre jolie. Et qu’on ne dépendrait pas des autres.
Elle est retournée là où c’était stable. J’ai appris d’elle que c’est à chacun de voir ce qui en vaut la peine.
#onelife #15ans #lasommedenoschoix
Cendrillon : the true story about midnight

Mais…
Se depêcher de vivre avant le point final
Et bruler toutes ses vies pour ouvrir d’autres bals
Se tomber dans les bras courir au cinéma
Quand la séance est finie
Se faufiler de salles en salles et y croire toute la nuit
Voir des autres nous-mêmes se mentir des je t’aime
Monter dans le grand huit quand la folie tempête
Partir c’est ça la vie décrocher des paillettes
Se dépêcher de croire au prétendu céleste
S’entourer chaque jour de possibles et de contres
Pour arrêter le bruit du tic tac de la montre
Se hâter de prier en regardant très haut
Puisqu’on ne sait pas bien
Puisqu’on ne sait pas trop
Mais…
Vivre comme une simple étoile
Entre vide et sublime
Comme un ciel de décembre
Enfin savoir attendre
Et te dire bonsoir et nous aimer encore
Et vivre chaque jour comme un état de grâce et nous aimer toujours
La porte mauve

Jean vivait en bas dans une antre, dont il ne sortait jamais, pleine d’ordinateurs décarcassés, il bossait chez Olivetti, les processeurs c’est ça la vie. Ses BD qu’ailleurs on ne voyait jamais, et je passais des heures, à dévorer seule sur son lit, des histoires de souris, cette maison créait des recoins où l’on pouvait aller très loin. Jean, l’ami d’enfance de mes parents. Jean, mon grand ami, aussi.
Une seule fois j’ai eu les jambes molles, avec Régis son fils autiste, et mon étrange grand-frère d’enfance, aussi. Dans le sous sol, dans son monde sans parole, et devant les caves voutées je n’ai jamais osé entrer. J’ai senti une peur étrange, des picotements qui dansent le coeur qui s’affole, devant l’humidité terreuse du sol. J’ai dit qu’on devait remonter, et je ne saurais jamais pourquoi, si c’était lui qui ne parlait pas, le noir la suie ou bien les 3…
La différence, la vraie qui compte, je l’ai notée dans les allées, quand on allaient seules à la piscine, à pied avec ma copine. On est passé devant chez Jean rue Claude Gellée. Quand on longeait les voies ferrées, c’était l’été. On devait juste avoir 10 ans, on escaladait le talus, on riait comme des farfelues. Juste un chemin désert, après le dessert. Aujourd’hui qui laisserait encore les enfants libres comme ça, mais ces jours là, c’était bien comme ça.
Stéphanie a vu les portes mauves de Jean, elle s’est mise à vociférer, toute bien élevée qu’elle était, mais très choquée : dans le lotissement, c’était différent. Stupide, inconvenant, consternant, accablant, incohérent, bête et méchant. Je n’ai jamais osé lui dire, que c’était mes amis, et que devant ce magique violet, je m’étais extasiée. Consciente que personne d’autre n’aurait osé, j’étais émerveillée, le violet, c’était leur vérité.
Ce qui fait peur aux gens, c’est ce qu’on pose c’est ce qu’on ose, les portes roses les volets mauves. Cet insignifiant, qui colle au coeur et qui fait peur, ce qui n’a pas la même couleur, qui dit le gris le beige le blanc, le ressemblant, ça n’est pas vrai tout le temps.
On pourrait en tirer une autre morale, ce qui surprend les enfants, n’est pas ce qu’on jugera important, le différent, ce tout jugement, une fois nos yeux devenus grands.
Sur ce talus des voies ferrées cette année-là, on assassina 2 enfants, Francis Heaulme qui passait par là, le hasard, la mort, la vie, tout ce qui s’en suit, tout ce qui s’enfuit, c’est ça, aussi.
#Montigny-les-Metz #1986 #FrancisHeaulme #legris #lemauve
Le trésor de Zonguldec


Barbara et ce jeu video sur l’apple II
On le refaisait 10 fois, 100 fois, 1000 fois
Pour arriver au résultat
Toute la journée en pyjama
On poussait toutes les portes
Il y en avait 13 en tout
On retentait tout jusqu’au bout
Que le diable nous emporte
Les livres « dont vous êtes le héros »
10 fois, 100 fois, 1000 fois
Au fond du lit, et même la nuit
On restait en pyjama, on ne sortait pas
Chaque scenario, Mr Robot
Le 2e jeu, tout un enjeu
Pour atteindre le prochain niveau
Ces sons de 1982
On avait 10 ans tout rond
Maman partait travailler
Au fond du Gao du salon
Toute la matinée, quand elle rentrait
Persévérance de l’enfance
Que j’ai gardée, sans t’oublier
#1982 #superhuit #spielberbergforever #onestlesfilles
Forty five is the new twenty five

On n’a plus tout a fait quarante ans. On barbotte entre les 48 qui approchent et les 50 qui guettent.
On est hors codes et on observe la vie d’en haut.
Petits déjà, on n’a pas joué aux barbies, on n’a pas joué aux voitures. On
sait ce qu’on ne veut pas. Mais ne sait toujours pas ce qu’on veut. En vrai. Et arrivés
grands adultes on boude devant le précipice.
On réalise avec un délicieux frisson (mais blasés parce qu’on le vaut bien)
que personne ne le sait à notre place. Entre la sorcière revenue de tout et
la gamine émerveillée, nous voici, génération Disney qui ne veut pas
grandir.
On a les clés du royaume et on ne veut pas s’en servir. Princesse pour quoi
faire ? On veut bien avancer mais on ne veut renoncer à rien. On veut bien
vieillir mais on ne veut pas choisir. Alors on reste là, à la croisée des
chemins. Là, où l’impossible nous préserve.
Nous, avant de rentrer dans le jeu, on veut juste savoir pourquoi. A quoi on
joue en vrai, à quoi ça sert tout ça, pourquoi ça marche pas, qui a écrit ces
règles, c’est quoi le bonheur et moi je sers à quoi ?
Nous, on ne joue pas. Au Monopoly, on ne paye pas le prix. En théorie, on
sait tout, on a un avis sur tout, mais dans la vraie vie, finalement, on ne
prend part à rien. Au taff comme en couple on y croit, mais toujours trop
ou pas assez.
Comprendre le sens de la formule est notre quête originelle.
A presque 50 ans, ça reste pareil. Je revois les lettres de mes copines de fac.
« A 25 ans, les mêmes questions de nos 17 ans qui nous taraudent encore ».
20 ans plus tard rien n’a changé.
Et je reste la même.
Ce goût d’impossible avec des yeux vert clairs.
A Armèle : « Cc Sophie, en y repensant, je me souviens de cette photo 📷 que tu devais montrer à ton copain pour justifier ton séjour de vacances avec moi, alors qu’il y avait les baskets et la serviette de Stéphane sur cette plage😉😅😇😍… Oui c’est fou fou! Merci pour ce partage ! Que de bons souvenirs!! Bises et à bientôt !! »
A Aude. A Cécile L et K. Aux Stéphane(s). A Arnaud. A Anne. A Lio. A Serge. A virginie D et R. A Anthony. Aux 2 Christophe L. A Audrey. Aux Sam(s). A Olivier. A Tonio. Au Pépère. A Sandrine. A Stéphanie. A Alex. A Clémence. A Eric. A Geraldine. A Nicolas. A Olympe.
« Donnez moi vos 20 ans si vous n’en faites rien »
A vous, parce qu’on en a fait beaucoup.
En accéléré

Le premier vrai choix de ma vie fut de rester à Metz quand mes parents en sont partis. 17 ans. Puis de quitter Metz. Partir à Lyon. Puis à Chalon. Puis à Dijon. Puis à Paris. Puis à Lyon. Puis again à Paris. Il n’est jamais trop tard pour mal faire, ma chère.
De s’inscrire à la fac. De quitter la fac. Au bout d’une semaine. En choisir une autre. Voir tout de suite que ça n’irait pas. Devenir écrivain cette année là. Rentrer à l’IUT. Parce que mon premier amour était là. Retourner à la fac. 2 ans après. Y être juste inscrite. Ne jamais y mettre les pieds.
Puis à sciences Po. Puis monter une agence immobilière. Puis retourner à la fac. Filer avec mon premier amour. Quitter mon premier amour. Suivre le second au bout du monde. Décider de ne pas me marier avec lui. De ne pas avoir d’enfant avec lui. Quitter le second. Tomber pour un homme marié. Vivre d’autres histoires. Des brèves, des longues, des bruyantes et des insignifiantes.
Changer d’appart. Déménager. Une fois, 2 fois, 10 fois. Choisir un job. En changer, une fois, 2 fois, 10 fois. Prendre une année sabbatique. Ne pas rester dans un job plus de 3 jours s’il ne me convient pas, une fois, 2 fois, 10 fois. Puis rester cette fois-ci. Sentir qu’ici l’histoire n’était pas finie.
Se dire que mes chemins de traverse font de moi ce que je suis aujourd’hui. Que les sens interdits, les jours barrés, s’ils n’ont rien donné, ont tous eu du moins la grâce de passer outre et de me dire qui je suis, qui je fuis.
Décider de ne jamais rester plus de 3 mois dans quelque chose qui ne convient pas. Décider ne jamais lâcher quelque chose tant qu’on y croit encore.
Laisser à l’intuition le sens d’arbitrer entre les 2. Parce qu’il y a toujours une raison. Même si on ne la voit pas. Pas encore. Laisser les points se rejoindre pour voir le dessein.
Et puis parfois. Comme dans un film où l’on revient en arrière. L’occasion de tester de nouvelles erreurs.
Si je ne suis plus la même c’est peut être grâce à moi. Et tous ces toi.
On ne s’en voudra pas. Le diable est fait pour ça.
#jevoudraistoutsavoir #etvoirdanslenoir