
Il volait en Algérie, volait en Albanie, volait en Birmanie.
Un samedi soir il a débarqué, prétextant un Salon du Livre, chez moi il est arrivé. J’ai appelé mes copines pour me sauver et on a passé la soirée. Ce qu’il croyait, ce qu’il voulait, ce qu’en moi il aimait n’avait jamais existé. Comme une lacune un soir de lune, ce n’est jamais arrivé. Une amertume, qu’il a gardée. Le lendemain quand il a sonné, j’avais filé.
La vie c’est fait de ça, des gens qui passent et ne sont pas faits pour toi. Des points lumineux dans le ciel, un signe trop près du soleil. A toutes ces histoires, qui n’ont pas existé, à tous ceux qu’on n’aura pas goûté, je dédie cet hommage. Un clin d’oeil du soir, au hasard, au destin qui met sur ton chemin, ce qui ne vivra pas demain.
Au coeur à la mémoire, qui croient tout savoir. Aux faux semblants si sûrs d’avoir raison. Aux flammes de l’un, nos feux éteints, aux prénoms qui nous ont poursuivi vaillamment et qu’on oublie souvent avec le temps. A ces vies, à ces envies dont on n’a pas voulu, à ces regrets que l’on n’aura pas connu. A l’amour qui reste un mystère et rime avec Fouga Magister. Parfois juste une illusion, pas un oui pour un non.
Aux facéties de la vie.
Quand tout est permis. Sauf si.
Bon baisers de Birmanie.